Qui est Joske Maelbeek ?

Joske Maelbeek est né à Bruxelles en 1958. Farouche défenseur de Bruxelles et de son folklore, il est sur tous les fronts (même les plus dégarnis) pour que survive le parler bruxellois, que ce soit en publiant des recueils de foebelkes, en adaptant des Spirou ou des aventures de Poje de Louis-Michel Carpentier. 

il manie le français et le parler bruxellois français (le beulemans) avec une rigueur et une créativité sans borne. Les jeux de mots et les calembours déboulent lors de toute conversation, la rendant suréaliste dans le sens premier du terme. Fidèle à lui même, ils se succèdent au long des pages qu'il écrit.

Mais c'est surtout un homme de coeur, une qualité que je souligne avec gratitude !

Jean-Jacques De Gheyndt

Et si tu cherches un echte brusseleir capable d'écrire des Fables bruxelloises ... encore plus mieux que Jean d'Osta ou Virgile !   ... va seul'ment une fois voir sur son Veesboek: https://www.facebook.com/joske.maelbeek

La Biest du Tuitenberg

Bruno Brel est bien entendu le neveu du grand Jacques. Il débute par une carrière comme chanteur, au cours de laquelle les disques s’enchaînent. À Paris, au Québec, il se jette dans l’écriture : nouvelles, romans et albums audio se succèdent. Il vient de signer « La bête du Tuitenberg », qui renvoie le lecteur au XVIe siècle, lorsque nos régions pliaient sous le joug de l’Espagne.


Bruxelles, octobre 1567.
La révolte gronde en pays brabançon et, peu avant l’arrivée du duc d’Albe à Bruxelles, un crime secoue la région. Ce roman « historique », mêle habilement historique et anecdotes, personnages de fiction et figures authentiques, dont Pieter Breughel, amené – chose rarissime – à peindre un portrait : celui du baron Van Kiekebich ! L’antagonisme initial entre ces deux hommes (Brueghel est présenté comme très réticent vis-à-vis de la noblesse) se mue peu à peu en relation de confiance. Comme le précise Daniel Bastié, dans l’édition de novembre 2019 de son magazine électronique « Bruxelles Culture » : Il y a bien sûr de peu de Tijl Uilenspiegel dans cette fresque qui sent la bière.

La « bête » désigne initialement la moto que Bruno Brel, passionné de moto, rachète à un habitant du Pajottenland, sur la colline du Tuitenberg ! Dans le roman, elle prendra une forme nettement plus effrayante, en relation avec l’énigmatique Alonsius, homme de confiance du baron.


Pour nous, Bruxellois, le roman se double d’une inénarrable version en bruxellois français (la langue de Mme Beulemans), sous la plume alerte et malicieuse de Joske Maelbeek : « La biest du Tuitenberg ». À tout seigneur, tout honneur : laissons Joske Maelbeek nous raconter l’histoire !

Un crime horrîbel a z’été commis à une des portes de Bruxelles, alors que les Pays-Bas spogniouls vivent un terreebel sangement avec l'arrivée à leur gouvernââch’ de Don Alvarez de Torpedo, plus connu sous le tristege noem de duc d'Albe.

Pendant la cérémomie d'investitude du nouveau gouverneur, le beurgemiester de Bruxelles arrive à persuwader son kameroet, le baron Stefaan Van Keekebich de se faire tirer en portrait par un peintre, ce qui est le dikke nek plus ultra dans la nôblesté brabançonne, pour pouvoir entrer dans la prosternité. Ça fait que le jour d’après, le baron envoie un pei à son service pour sercher un artichte ieste klas. Et c’est comme ça qu’un peintre célèber’ est accueilli au sinistre kastiel du Tuitenberg, en plein coeur du Payottenland, à l'Ouwest de la capitale.

Direk, le peintre fait comprendre au baron que la noblesse, il est pas geire baa. Et pourtant, il sent que ce veeze kalant a un straffe karaktèr, au point qu’il va en être verobsédé.

  • Mènant que je pense à ça, je sé même pas votre nom !
  • Je m'appelle Pieter, menier le baron ! Pieter Breughel !
  • Et comment c’que moi je vé vous appeler donc ? Breughel ? Monsieur Pieter 
  • Appelez-moi seulement Maître, ce sera déjà bon !

 Livre disponible aux Éditions Lamiroy (162 pages) - ISBN : 978-2-87595-239-4

Bruxellois, en un mot comme en zwanze

Joske Maelbeek nous revient avec le 3e volume de ses oeuvres. Cette fois, l'abum  est 100% consacré à ce formidable conteur de chez nous !

Le livre est illustré par Louis-Michel Carpentier et publié chez TopGame (l'éditeur des Poje): http://www.topgame.be/ 

Joske vient présenter son nouveau livre à la Fleur en Papier doré, le samedi 13 janvier 2018, àpd de 11h00. Séance de dédicaces à la clef !  

À NE PAS RATER !

  • http://180editions.com/catalogue.html

    On a publié tellement de textes de Virgile (du Pourquoi pas ?) qu’on croyait qu’il n’en restait plus à découvrir. « On » se trompait…

    On croyait tout savoir de Jean d’Osta et de son célèbre Jef Kazak. « On » se trompait…

    Et, surtout, on croyait que plus personne n’écrivait en bruxellois et là encore, « on » se trompait puisque Joske Maelbeek continue la tradition avec autant de brio que ses prédécesseurs.

    On trouvera donc dans ce Best Tof ! six portraits bruxellois ciselés par Virgile avec sa virtuosité coutumière de même que l’on apprendra que Jef Kazak allait au théâtre ou à l’opéra voir de grands classiques qu’il racontait à sa manière.

    On découvrira surtout les foebeltjes inventées par Joske Maelbeek, celles où il rend hommage à ses grands aînés ou celles qui ne doivent rien à personne sinon à sa propre verve aussi fertile en bons mots bruxellois que français.

    Le tout illustré par L-M Carpentier (Poje) et introduit par Georges Lebouc, assorti de quelques notes et de lexiques qui permettront à tous de goûter cet humour si particulier qu’est l’humour bruxellois.

  • http://180editions.com/catalogue.html

    Du côté de chez Zwanze est le deuxième « tome » du Best…Tof! qui connut et connaît un succès bien réjouissant. Réjouissant parce que l’on a dit et répété que le bruxellois était mort, qu’il n’y avait plus personne pour le lire et pour en rire. Pire encore : il n’y avait plus personne pour l’écrire !
    Le Best…Tof! a prouvé le contraire. Alors, deux ans plus tard, nous remettons le couvert.
    Virgile (du Pourquoi Pas?) nous revient ici sous sa forme la plus connue, le dialogue. Mais ces dialogues, s’ils sont hilarants comme ils le sont tous, laissent percer une pointe de méchanceté qui en fait toute l’originalité.
    Jean d’Osta brille à nouveau par les monologues de son prête-nom, l’irascible Jef Kazak.
    Quant à Joske Maelbeek, s’il continue son petit bonhomme de chemin en ajoutant cinq foebeltjes inédites, il révèle ici qu’il est aussi un dramaturge de talent avec des dialogues souvent dignes du Théâtre de l’absurde.
    On s’imagine que le recueil n’aurait pas été complet s’il n’avait été illustré, comme le Best…Tof!, par Louis-Michel Carpentier qui, délaissant Poje, a su créer des personnages en parfaite harmonie avec les truculents auteurs de ce recueil.
    Le tout, introduit par Georges Lebouc, assorti de quelques notes et de lexiques qui permettront à tous de goûter cet humour si particulier qu’est l’humour bruxellois.