La véritable histoire de Godefroid de Bouillon

Cette histoire courte relate une zwanze typiquement bruxelloise, une farce «hénaurme», alliant la gouaille du récit aux caractéristiques flamandes de notre manière de parler français : cette langue est le beulemans, en hommage au héros de la pièce de théâtre « Le mariage de Mademoiselle Beulemans », de Fonson et Wicheler.

Le texte réinterprète, dans un contexte réactualisé, un pastiche du XIXe siècle, rédigé en brussels vloms de l’époque et basé sur la destinée de Godefroid de Bouillon établie pour la Biographie nationale de Belgique. 

ISBN 978-2-930738-90-1  --  42 p  -- 4,-€ (hors éventuels frais postaux)

En voici l’introduction

Ce peï à cheval que tu vois à Bruxelles devant l’église de Saint-Jacques sur Coudenberg, ça est bien sûr Godefroid de Bouillon. Moi je te dis ça, mais tu le sais déjà pasque ça est écrit dessus son piédestal … mais est-ce tu savais que nos amis Flamands y z’ont comme ça dû attendre plus que vingt ans avant de savoir lire la traduction en « beau flamand » … même pas en brussels vloms zeg, amaï … qu’est-ce que tu dis en bas de ça ?

Awel, ce Godefroid, il est né un jour qui faisait nuit queq’part dans le Brabant wallon, du côté de Nivelles ou de Genappe. Sa moumatche, une braaf’ fille de Muilebeik, à mi-chemin entre Beikkant et le Zwette Vaaiver, lui avait donné une bonne éducation, dans les Marolles, chez les Sœurs Maricoles : elles lui avaient appris tout ce qu’un ado doit savoir, en plus du latin (pour ses futurs contacts internationaux), de l’Algemeen Beschaafd Nederlands (qui ne lui servirait à rien pour faire ses courses, pasqu’y a pas un seul legumemboor qui comprend ça) et puis surtout une bonne klouch de brussels vloms de chez nous (y paraît que les Chinois appellent cela le Ti Hua … ou quequ’chose comme ça). Son poupa, c’était plutôt un wullerik et y stouffait sur son gamin comme pas deux ! À toutes et à tous y disait que son knul ça deviendrait un kastaar de première. Et si tu regardes bien sa postuur sur la Place royale, tu verras qu’y tire assez bien sur Jean-Claude Van Damme, avec un peu de Luis Mariano pour le côté chic et un peu de Benoît Poelvoorde pour le côté intellectruwel !