L'art du confinement - Le confinement dans l'art

Marc Moulin, dans "Moustique", en 2003 !

Je nous vois déjà dans 20 ans. Tous enfermés chez nous. Claquemurés (j’adore ce verbe, et ce n’est pas tous les jours qu’on peut le sortir pour lui faire faire un petit tour). Les épidémies se seront multipliées: pneumopathie atypique, peste aviaire, et toutes les nouvelles maladies. Et l’unique manière d’y échapper sera de rester chez soi. Et puis il y aura toujours plus de menaces extérieures: insécurité, vols, attaques, rapts et agressions — puisqu’on aura continué de s’acharner sur les (justes) punitions en négligeant les (vraies) causes. Et le terrorisme, avec les erreurs à répétition des Américains, sera potentiellement à tous les coins de rues. La vie de « nouveaux prisonniers » que nous mènerons alors sera non seulement préconisée, mais parfaitement possible, et même en grande partie très agréable. Grâce au télé-travail qui nous permettra de bosser à la maison tout en gardant les enfants (qui eux-mêmes suivront l’école en vidéo-conférence). Grâce à Internet qui nous épargnera bien des déplacements: on n’aura plus besoin ni de poster les lettres, ni d’acheter un journal « physique », ni d’aller faire la file dans les administrations. (…). Dans les rues, il ne restera plus que des chiens masqués qui font seuls leur petite promenade (pas de problème, sans voitures), et du personnel immigré sous-payé en combinaison étanche, qui s’occupera de l’entretien des sols et des arbres. D’autres s’occuperont de la livraison de notre caddy de commandes à domicile. Alors nous aurons enfin accompli le dessein de Big Brother. Nous serons des citoyens disciplinés, inoffensifs, confinés, désocialisés. Nous serons chacun dans notre boîte. Un immense contingent de «je», consommateurs inertes. Finie l’agitation. Finie la rue.

Marc Moulin, 2003, "Humoeurs" (TéléMoustique)
Reçu via Mi-Jeanne Leenaert

Foire du Livre Bruxelles 2020

La Foire du Livre de Bruxelles (1/2)

Dans le cadre de la Foire du Livre

Le Service des Langues régionales endogènes
de la Fédération Wallonie-bruxelles

a le plaisir de vous inviter à la rencontre intitulée

« Oufti, c’est tof ! Redécouvrir, partager et transmettre sa langue régionale »

 Intervenants : Louise Moor, Bruno Delmotte, Jean-Jacques De Gheyndt
Modératrice : Nadine Vanwelkenhuyzen

  Jeudi 5 mars à 15h00 sur la scène Fintro

Site de Tour et Taxis – Avenue du Port, 86c – 1000 Bruxelles

Entrée gratuite - https://flb.be/informations-generales/

Plus d’informations : charmarke.osmanomar@cfwb.be 

La Foire du Livre de Bruxelles (2/2)

Le Libérateur de Bruxelles

À l’angle de la rue Charles Buls et de la Grand Place de Bruxelles, un gisant sous un porche attire les touristes. Lui caresser le bras ou le genou apporterait le bonheur pour une année entière. L’homme représenté possède une histoire éclatante, que même ses concitoyens semblent avoir aujourd’hui oubliée. Bruxelles au 14e siècle se voulait une cité florissante, riche, gouvernée par les Lignages, membres issus de sept hautes familles bruxelloises. Les jours de la Saint Jean d’été, les Lignages élisaient lequel d’entre eux serait « le meilleur (pour défendre Bruxelles), le plus sage (pour la diriger) et le plus utile (pour la rendre prospère) », selon la tradition de la Charte des Ducs de Brabant. Le plus illustre d’entre eux se nommait Éverard t’Serclaes, le Libérateur de Bruxelles du joug des Flamands du comte Louis de Male. Après avoir sauvé la ville, il en fut premier échevin pour sept mandats, initia la construction de la 2e enceinte, ordonna le pavage des rues et… fut lâchement assassiné, pour enfin sombrer pratiquement dans l’oubli.

Reposant sur une abondante documentation, le présent récit, conté par un poète imaginaire mais actif, ne se targue toutefois d’aucune stricte vérité historique, nonobstant les figures emblématiques bruxelloises qui l’animent

L'auteur sera en dédicace sur le stand MéMograMes, le 5 mars à 14h00

Joske Maelbeek à la Fleur

Goûter-spectacle très, très "brusseleer", samedi 14 mars 2020 à 13h45, à la "La Fleur en Papier Doré", rue des Alexiens, 55.

C'est donc juste après notre cours ...

Organisateur "Atomium-Louise"
PAF : 19,50 € / personne, spectacle et petit goûter avec boisson incluse.
Réservation indispensable
Paiement sur le compte BE24 0001 1913 9238 de Lucienne MOHIN.
Pour toute information: 02 / 260 15 83

In Memoriam: Huguette

Huguette Vanden Broek était une passionnée de bruxellois qui a participé activement à nos travaux jusqu'au moment où la maladie la retint à la maison. Elle nous avait rejoint, avec Chantal Denis, à l'époque de l'ADIPB ... Elle parlait couramment le brussels vloms, nous livrait ses savoureuses anecdotes personnelles et - surtout - nous faisait partager sa bonne humeur, malgré les difficultés.

Elle nous a quitté avec beaucoup de dignité, ce jeudi 16 janvier 2020.
Nous sommes heureux de l'avoir connue.

Claire et Jean-Jacques

Le ridicule ne tue pas ...

C'est en tous cas l'avis d'Andrée Longcheval, Vice-Présidente de l'ADIPB, dans ses commentaires sur mon livre "Schieven Architek !", publiés dans "Dem Brusselsse Sproek" 09/2018.

Télécharger le fichier ci-après.

Téléchargez également le fichier suivant, qui vous indique la "bonne" manière de pratiquer le français et le bruxellois, telle que soutenue par l'ADIPB lors de sa fondation ...

Jean-Jacques DE GHEYNDT

 

Citation :

Chaque pei qui trekke son plan pour arriver à faire un brol convenâbel a direk dans ses pattes des schaeveigers qui z'oraient aimé de faire le même stuut mais qui sont kontroer-verkierd et,  par-dessus le marché, tous les azaain gezichte qui font de leur Jan alors que leur "expertise", c'est schnol sur scheurpapee !

(Joske Maelbeek, d'après Jules Claretie)

L'avis d'Andrée Longcheval sur mon livre "Schieven Architek !

Je déplore particulièrement l'exploitation des travaux du professeur Hugo Baetens Beardsmore, pratiquée par Andrée Longcheval dans cet article .

Le bruxellois tel que l'explique l'ADIPB

En réponse à l'article d'Andrée Longcheval, je vous propose ces quelques extraits du tout premier numéro du "Dem Brusselsse Sproek", publié en novembre 1990.

Atlas sonore des langues régionales

L'Atlas sonore des langues régionales de France, que nous a présenté Philippe Boula de Mareüil,
le 11 mai 2019, inclut à présent notre petit royaume surréaliste. Toutes les régions n'y sont pas encore développées de manière exhaustive : la Wallonie est la mieux représentée et la Flandre est au programme pour le 2e semestre.

En ce qui concerne Bruxelles, vous pouvez déjà écouter Christiane Peraya et moi-même, dans deux versions complémentaires d'une fable d'Ésope (en beulemans et en brussels vloms), mais tout aussi zwanziques l'une que l'autre.

Bonne écoute sur https://atlas.limsi.fr/?tab=be 

Claire et Jean-Jacques

In Mémoriam François Stevens

François Stevens, dit "Swatje", 3e bourgmestre de la Commune libre de la et des Marolles est décédé dans la nuit du 3 au 4 mai 2019.

François Stevens, ses échevins, son garde champêtre et ses 40 bénévoles de la Commune libre incarnaient l’attachement des natifs et de leurs sympathisants au quartier le plus populaire de Bruxelles.

La Commune libre, née en 1929 et présidée par M. Lavand’homme n’aura connu que 3 bourgmestres. François Stevens, qui travailla très jeune à la Monnaie royale de Belgique, avait débuté son engagement au sein de la Commune à l’âge de 17 ans comme directeur des fêtes. D’inspiration folklorique et « zwanzeuse », elle était aussi un centre de solidarité effficient pour les habitants du quartier, avec une attention particulière pour les personnes âgées.

Photo: François Stevens, dans son costume de fonction, avec Michel Delmaret, le folklorique bourgmestre de Bruxelles. (C) Le Soir

Surréaliste ou simplement absurde ?

Alors que les Musées royaux des beaux-arts disposent des fonds nécessaires à la rénovation de la Maison Bruegel, dans le quartier des Marolles, un imbroglio administratif avec le fédéral risque bien d’empêcher l’ouverture de cette maison de la rue Haute en 2019, annoncent ce vendredi Le Soir et La Libre.

En 2019, la Belgique célébrera le 450e anniversaire de la mort du peintre Pierre Bruegel, l’une des grandes figures de l’École flamande du XVIe siècle. De nombreuses activités sont prévues l’an prochain à Bruxelles et en Flandre, grâce notamment à l’appui des Musées royaux des beaux-arts, qui dispose de la deuxième plus grande collection d’œuvres de l’artiste derrière Vienne, qui consacrera également des activités au peintre flamand l’an prochain.

Le clou de cette célébration devait être l’ouverture de la Maison Bruegel, une résidence située au n°132 de la rue Haute, à Bruxelles, où le peintre s’est marié, a vécu et produit plusieurs chefs-d’œuvre avant d’y mourir en 1569 à l’âge de 43 ans. Les Musées royaux des beaux-arts souhaitaient ainsi utiliser 1,1 million d’euros de leurs propres réserves pour rénover la maison et permettre son ouverture au public. Toerism Vlaanderen avait également décidé d’apporter une aide de 1,6 million d’euros au projet.

Un accord trop tardif

Cependant, avant que la rénovation puisse se faire, les Musées royaux des beaux-arts devaient obtenir l’accord de l’inspection des finances et l’aval de la ministre du Budget Sophie Wilmès (MR). En effet, les règles administratives sur les institutions fédérales impliquent que toute dépense au-delà de 50.000 euros doit obtenir ces accords. Le Soir et La Libre rapportent qu’une réunion avec les cabinets de Zuhal Demir (en charge de la Politique scientifique), de Sophie Wilmès (en charge du Budget fédéral), de Jan Jambon (en charge de la Régie des bâtiments) et de Ben Weyts (en charge de Toerism Vlaanderen) a eu lieu en mai 2018 mais un passage devant le conseil des ministres pour l’accord final s’annonce trop tardif pour assurer l’ouverture de cette Maison Bruegel en 2019.

“Nous avons fait savoir à la secrétaire d’État de tutelle, Zuhal Demir, que ce n’était pas une piste de solution souhaitable car cela contrevenait aux objectifs budgétaires fixés en ce qui concerne les organismes fédéraux et qu’elle pouvait présenter une solution alternative”, affirme pour sa part le cabinet de Sophie Wilmès. Alors que les Musées royaux des beaux-arts doivent désormais revoir leurs objectifs. Le fédéral affirme toutefois que le gouvernement a dégagé une enveloppe “pour des nouvelles initiatives”, qui pourrait servir à soutenir le projet. L’espoir reste toutefois mince, le timing devient serré…

(c) BX1 https://bx1.be/bruxelles-ville/maison-bruegel-ne-ouvrir-2019-raison-dun-imbroglio-administratif/

Bruxelles en un mot comme en zwanze

Sortie en novembre du 3' troisième recueil de foebelkes (et autres zieverderaae) de notre grand ami Joske MAELBEEK !!!. Présentation officielle le 24 novembre, on en reparle prochainement.

Jean-Jacques